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La révolution technologique

L’écran d’ordinateur : ce vétéran médiatique

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Vétéran médiaApparus dans les années 50, les premiers ordinateurs « modernes » avaient avant tout été pensés comme des super calculateurs permettant d’assister l’homme dans des opérations rendues d’autant plus complexes que la technologie évoluait. L’apparition du transistor, dans ces mêmes périodes, contribua à leur miniaturisation qui n’était encore à l’époque que très relative, puisque l’IBM 650, conçu en 1954, était une belle machine de 900 kg qui avait peine à tenir dans une pièce de laboratoire. Il faudra attendre les années 70 et surtout les années 80 avec les apparitions quasi simultanées des premiers IBM PC, des Apple II et les systèmes d’exploitation Windows pour que l’ordinateur se fasse « personnel » et devienne enfin un support à l’information tel que nous le concevons. Depuis, quoi qu’on en dise, l’architecture de l’ordinateur n’a que très peu évolué. Les efforts ont été réalisés essentiellement sur la puissance des machines et la sophistication des systèmes.

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Gordon E.Moore, cofondateur de la Société Intel, énonça dès 1965 un principe empirique, devenu célèbre, prédisant que le nombre de composants intégrés dans les circuits des ordinateurs serait susceptible de doubler tous les 18 mois. La puissance des ordinateurs devait donc croître de manière exponentielle et régulière selon le même rythme. Cette prédiction s’est avérée exacte jusqu’à aujourd’hui, pour donner lieu à toujours plus de miniaturisation et de puissance des terminaux informatiques.

Le principe de Moore fait aujourd’hui office d’élément fondateur de l’économie numérique. Depuis lors, l’ensemble de l’univers du matériel informatique suit cette tendance faisant se croiser la courbe des capacités et de la puissance et la baisse progressive des tarifs, permettant au matériel de pointe utilisé dans l’industrie, la recherche ou le domaine militaire de pénétrer de plus en plus rapidement dans les foyers. Depuis 2005, cette course à la puissance a ainsi amené l’industrie électronique à produire plus de transistors chaque année que l’agroalimentaire ne produit de grains de riz dans le monde. Les années 90 ont vu le combat de la puissance des ordinateurs se déplacer en partie sur les capacités de stockage. Le besoin d’archivage des données a fait s’envoler les capacités des disques durs des ordinateurs et des serveurs en même temps que le prix du Gigabyte stocké s’est effondré pour passer de 228 dollars en 1998 à 0,07 dollar en 2010. À tel point qu’on évoque aujourd’hui l’entrée de nos sociétés dans l’ère du Petabyte (soit 1015 byte). La disquette (1,44Mo de volume de stockage pour les 3’’1/2), le CD (650 Mo) suivi par le DVD (4,7 Go) et aujourd’hui la clé USB, qui peut stocker jusqu’à 256Go et plus, sont autant de supports amovibles qui se sont succédé et qui démontrent bien la tendance exponentielle des besoins en termes de stockage.

L’élément fondamental de la montée en puissance des médias numériques reste toutefois la capacité de connexion des ordinateurs entre eux, via le réseau Internet. Apparu à la fin des années 60 avec la nécessité de faire communiquer par le biais d’un protocole commun les différents ordinateurs des centres de l’armée américaine, Internet a réellement commencé à se développer en pénétrant les entreprises et les foyers dans les années 90, avec l’avènement du World Wide Web et de son système hypertexte. C’est au Centre européen de recherche nucléaire (CERN), hébergé à Genève, que l’on doit la mise en place des protocoles qui verront l’explosion des connexions à Internet : le langage HTML et le protocole de transfert HTTP, qui seront partagés et interprétés par les principaux navigateurs installés sur les ordinateurs de l’époque et encore par ceux d’aujourd’hui.

Dans le domaine de la connexion, les progrès technologiques ont également entraîné des modifications dans les usages et les modes de communication. L’époque est maintenant loin où le cri nasillard des modems RTC permettait un débit de 56 kbps dans le meilleur des cas. Aujourd’hui, l’ADSL, la fibre optique, le câble ou le satellite offrent un accès à haut débit aux réseaux. Les tarifs des différents opérateurs permettent aux foyers d’être connectés en permanence, même si la fracture numérique reste une réalité stigmatisante entre les classes sociales et les générations. Le monde analogique domestique cède peu à peu la place au monde numérique connecté. Bandes magnétiques, ondes radiophoniques, pellicules photographiques et peut-être demain magazines et livres disparaissent pour être systématiquement et progressivement désincarnés et stockés dans l’univers numérique. Le haut débit permet aujourd’hui l’émergence de médias tels que la vidéo en ligne, jusqu’à présent gourmande en bande passante, et signe le début d’une nouvelle ère de diffusion des contenus où le support disparaît définitivement au profit du terminal de diffusion des flux numériques.

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