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La révolution technologique

Le cloud conputing : la tête dans le contenu

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Cloud-ComputingL’émergence de l’omni-connexion comme norme a peu à peu donné naissance à une nouvelle façon d’imaginer le stockage des données numériques. Les usages de portabilité voulant qu’aujourd’hui on puisse avoir accès aux mêmes contenus de son desktop, son mobile, sa télévision ou sa box conduisent nécessairement à un besoin de stockage centralisé sur des serveurs non plus locaux mais désormais distants et partagés. Donnant naissance à un nouveau terme qui concentre aujourd’hui l’attention de nombreux industriels, tant les enjeux qui en découlent sont colossaux : le cloud-computing, ou informatique en nuage en (mauvaise) traduction française.

Les enjeux économiques du cloud-computing

D’un point de vue purement académique, le National Institute of Standards and Technology en délivre la définition suivante : « Le cloud-computing est un modèle pratique, à la demande, permettant d’établir un accès par l’intermédiaire du réseau à un réservoir de ressources informatiques partagées et configurables (réseau, serveurs, stockage, applications et services) pouvant être rapidement mobilisées et mises à disposition en réduisant au minimum les efforts de gestion ou les contacts avec le fournisseur de service. » Une étude menée par le cabinet IDC estime que la croissance annuelle des investissements mondiaux dans les services en Cloud, qui représentent 17 milliards de dollars en 2009, devraient croître à un rythme de 25 % par an pour atteindre, en 2013, 44 milliards de dollars, soit 10 % des investissements totaux.

Stockage et exploitation en ligne

Innovation technologique pour certains, « simple » nouvelle façon de délivrer du contenu numérique pour d’autres, il n’en reste pas moins que le concept de cloud-computing est une révolution dans le sens où il est une nouvelle manière de penser le Net. Rendu techniquement possible une fois de plus d’abord par la généralisation du haut débit, il regroupe essentiellement deux domaines d’usages : l’archivage des données à distance, tout d’abord, permettant au matériel, comme les tablettes, de s’affranchir des lourds, encombrants et fragiles périphériques de stockage. La mutualisation et l’exploitation de ressources logicielles en ligne, ensuite, avec l’émergence des modes SaaS (Software as a service), PaaS (Platform as a service) ou IaaS (Infrastructure as a Service) et la création de services distants comme Zoho, Salesforce, iCloud ou Google drive.

Les premiers ordinateurs « cloud ready »

Cette double innovation permet à l’entreprise comme au particulier de ne plus avoir à se préoccuper de la notion de matériel, de puissance de calcul, de mise à jour logiciel ni de volume de stockage puisque tout est alors à la demande et du ressort du prestataire. Google, qui a présenté son Chromebook en 2011, un ordinateur ayant pour unique logiciel préinstallé le navigateur Chrome, reprend à son compte cette philosophie de l’information désincarnée. Google fait de son ordinateur un simple terminal interchangeable, tous les contenus et les systèmes d’exploitation étant stockés à distance sur l’espace personnel de l’internaute. « La complexité pour gérer l’ordinateur torture vraiment les utilisateurs », a déclaré Serge Brin, cofondateur de Google, le jour de la présentation à la presse. « C’est un mauvais modèle, les ordinateurs Chrome sont un nouveau modèle, qui ne fait pas reposer sur vous le fardeau de la gestion de l’ordinateur.» Un principe qui ouvre la porte à l’ordinateur « jetable » et autorise la mise en place d’espaces de travail partagés, avec des logiciels enfin compatibles entre eux puisque mis en commun sur un serveur distant, et des contenus tracés, mutualisés et stockés sur un espace partagé et externalisé. Des évolutions qui ont autant d’influence sur les domaines budgétaires, de traçabilité ou de sécurisation des données.

Des contenus ubiquitaires et omni-présents

La vraie innovation du cloud-computing est pourtant ailleurs. Elle est une nouvelle façon de concevoir Internet non plus comme un domaine limité à la surface de nos écrans, aussi perfectionnés soient-ils, mais à la conquête d’une nouvelle dimension : celle de l’espace qui nous entoure. Les contenus, de manière ubiquitaire, sont désormais présents partout, nous accompagnent, se génèrent de manière quasi automatique par le biais des contributions des internautes, s’augmentent d’informations virtuelles au fur et à mesure que nous laissons des traces de notre passage sur tel ou tel service en ligne. Ils deviennent disponibles à tout moment, aussi simplement que l’eau ou l’électricité au domicile. C’est ce que Joël de Rosnay, écrivain scientifique, prospectiviste et conseiller de la présidence de la Cité des Sciences qualifie d’« écosystème informationnel ».

Un environnement de contenus

Le cloud-computing va ainsi permettre l’émergence, au sens propre comme au figuré, d’un « environnement cliquable », une base de données universelle dans laquelle nous serions en permanence baignés. « Internet va devenir intuitif, comme fonctionne notre cerveau. Il va tenir compte des visites que l’on a faites avant, tenir compte des trajectoires, tenir compte du profil pour proposer des liens. » La dématérialisation de l’information hébergée dans le « nuage » (c’est-à-dire, en définitive, nulle part) permettra de « construire » une personnalité numérique pour chacun et d’ouvrir la voie à un véritable univers parallèle et virtuel, composé de données personnelles, de tags, d’informations affinitaires, de renseignements contextuels qui sera accessible via nos terminaux mobiles, qui nous servent pour l’instant de porte d’accès à ce monde numérique. Le smartphone symbolise aujourd’hui la clé d’accès permanente à ces données « en nuage ». Il est l’outil qui décrypte notre environnement numérique et transporte de plus en plus notre propre profil (via nos répertoires, nos photos, nos playlists, nos tags, etc.). Il va sans doute encore évoluer dans ce sens. « Il y aura une constellation d’informations qui permettront de véritables web services entre les entreprises pour les particuliers et pour les entreprises », précise Joël de Rosnay. On conçoit en effet aisément les avantages que pourront tirer les entreprises d’un tel profilage pour proposer, par la suite, des contenus et des services hyper-ciblés…

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