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La révolution technologique

Comment le nouveau matériel modifie la transmission des contenus ?

L’explosion du nombre de supports est avant tout la résultante d’une maturité technologique amorcée avec l’apparition de l’imprimerie pour aboutir aujourd’hui aux techniques de diffusion en ligne. La diversification des canaux et des nouveaux outils fait émerger une révolution technologique sans précédent depuis celle de Gutenberg. Elle est l’aboutissement d’une convergence de trois grandes tendances : la maturité de développement des infrastructures de réseaux et notamment de la technologie sans fil, la performance du matériel tendant à toujours plus de miniaturisation et de portabilité ainsi que le taux d’équipement des foyers. Le marché est aujourd’hui mature pour accueillir l’explosion des usages du numérique en même temps que le volet technologique devient une partie essentielle (et versatile) de la révolution des contenus. 4G, WiMAX, VoIP, CPL, Android, FemtoCell, TNT, NFC, AJAX, smartphones, RFID sont autant de termes qui semblent avoir été créés pour brouiller l’entendement du néophyte et parfois des plus experts. Sans pour autant qu’ils s’imposent durablement puisqu’un terme a tôt fait de devenir obsolète et d’être remplacé dans la même semaine par un nouveau mot, une nouvelle technique, un nouveau matériel.

Une révolution née de la domestication informatique

L’innovation technologique reste le moteur essentiel de l’émergence de ce que l’on a coutume d’appeler les nouveaux usages. Elle permet aujourd’hui d’offrir des solutions technologiques et industrielles aux nouveaux besoins. Jusque dans les années 90, l’ordinateur était avant tout considéré comme un outil de travail autonome, permettant le traitement de texte, la gestion de base de données, voire le travail de PAO ou de CAO pour certains métiers. Sa généralisation avait déjà été une révolution pour les industries graphiques ou techniques pour qui l’ordinateur devenait un assistant précieux. Aujourd’hui, l’outil informatique est devenu avant tout un outil de communication, connecté au reste du monde grâce à Internet. L’écran s’est généralisé un peu partout et notamment dans les foyers. Entre télévision, ordinateurs, tablettes, liseuses et smartphones, il devient l’interface commune à tous les contenus. Selon une étude Médiamétrie, trois foyers sur quatre sont aujourd’hui équipés d’au moins un micro-ordinateur alors qu’ils n’étaient qu’un pour deux il y a cinq ans. Selon la même étude, le taux d’équipement des foyers est passé de 4,9 équipements numériques en 2006 à 8,7 en 2011. L’arrivée massive des smartphones et des tablettes y étant certainement pour quelque chose. Des équipements qui, étonnamment, ne viennent pas à se concurrencer entre eux mais intègrent chacun un usage spécifique dans ce qu’il est coutume d’appeler la galaxie numérique. Un constat qui prouve la fin d’une certaine culture geek pour tout ce qui a trait à l’équipement informatique et prouve que l’utilisateur maîtrise parfaitement l’interchangeabilité des supports en fonction des contenus qu’ils délivrent.

Un omni-connexion invasive

Au-delà des outils, c’est aussi le phénomène d’omni-connexion qui est aujourd’hui au centre des enjeux de la révolution technologique. Réseau 3G puis 4G, technologie NFC (Near Field Communication) géolocalisation et puces RFID (Radio Frequency IDentification) brouillent les frontières entre l’information voulue et celle subie et nous font plonger virtuellement comme physiquement dans un nuage de données numériques. Demain, l’information sera partout disponible mais nulle part stockée localement. Un avenir qui peut s’avérer menaçant, notamment pour tout ce qui concerne la préservation individuelle des données, et dans lequel s’engouffrent aujourd’hui un grand nombre d’industriels de l’information.

La technologie est-elle précurseur des usages ?

De la technologie naît donc l’usage dont découlent elles-mêmes les solutions ouvrant des nouveaux marchés. Un paradigme qu’il faut toutefois manier avec précaution. Ainsi, si les tablettes tactiles nomades semblent s’imposer sur un marché domestique pour lequel elles n’étaient pas forcément prédestinées, la TV connectée n’est pas encore rentrée dans les mœurs pour la bonne et simple raison que l’offre associée n’est pour l’instant pas clairement perçue par les consommateurs. Dans un environnement où tout change très vite, il est crucial que l’utilisateur à qui on propose une nouvelle technologie puisse immédiatement percevoir les avantages qu’il pourra en tirer. L’adhésion des early-adopters est donc plus que jamais un passage obligé pour les industriels des médias…

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L’écran d’ordinateur, ce vétéran médiatique


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