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La révolution relationnelle

Émergence des communautés : les contenus s’enrichissent, l’information se catégorise

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CommunautésÉlément fondateur des réseaux sociaux, le principe de communautés est en train de transformer les modes de communication et d’information. Les sites référents comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo, pour les plus connus, ont eu pour effet de donner la parole à des communautés dont les interconnexions tissent une toile inextricable entre les individus. Cette tendance de nos sociétés postmodernes a été identifiée par le sociologue Michel Maffesoli avant la généralisation d’Internet et correspond, semble-t-il, à un retour à une certaine forme de tribalité. L’arrivée des réseaux sociaux ne serait donc qu’un révélateur de cette tendance. « Internet recrée des tribus : sexuelles, musicales, religieuses, sportives… Ces multiples petites tribus se regroupent autour d’une icône, d’un totem », nous dit celui qui a introduit cette notion de néotribu pour désigner le regroupement des individus autour d’images représentatives de la communauté.

La tribu, créatrice de valeur

Cette notion de tribu est fondamentale dans la conception moderne d’élaboration des contenus. Le sentiment d’appartenance à une communauté est en effet à l’origine de la notion de « folksonomie », c’est-à-dire la capacité de confier au plus grand nombre, de manière décentralisée et autonome, l’organisation et l’enrichissement d’un contenu, d’un savoir. Cette approche ouvre le champ des possibles en matière de développement d’une ressource initiale par les différents contributeurs des cercles communautaires. Elle donne la possibilité d’expérimenter, de proche en proche, des pistes qui seraient restées inexplorées si elles avaient été le fait d’un seul individu ou d’une entreprise. Cette tendance à l’interconnexion des individus remet également au goût du jour le « phénomène de petit monde » exploré en 1967 par le psycho-sociologue Stanley Milgram, établissant l’hypothèse que chaque individu puisse être relié au reste du monde par une chaîne de relation sociale à six degrés maximum.

Le monde interconnecté : les limites de l’exercice

Cette théorie est au cœur du potentiel rendu tangible par la mise en place des réseaux sociaux sur Internet, alors même que de nouvelles expériences tendent aujourd’hui à démontrer que les six degrés entre individus se réduiraient finalement à quatre par l’entremise de ces réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, si cette relation s’avère vraie, alors nous aurions potentiellement la possibilité d’accéder simplement à un savoir universel. Or, cette conception échappe au domaine de l’humain. Elle pose donc un autre principe fondamental : celui de la capacité intellectuelle à recevoir, traiter et absorber une quantité sans cesse grandissante d’informations. La profusion des médias de diffusion entraîne une surexposition croissante à l’information, qu’elle soit professionnelle, publicitaire ou liée à l’actualité. Aujourd’hui, cette information s’échange, se relaie de manière informelle, permanente, intangible entre chaque individu selon des flux complexes, sans traçabilité claire, sans émetteur centralisé. Sans filtre, elle devient paradoxalement inaccessible. Un des enjeux de l’information moderne sera donc lié à la capacité de trier, sélectionner et filtrer l’information en fonction de ses centres d’intérêt, ses affinités, ses attentes du moment. Pour cela, les communautés auxquelles chacun appartient auront un rôle de recommandation primordial à jouer.

« C’est une période très intéressante car c’est la fin d’un Web tel que nous l’avons connu », nous dit Georges Nahon président d’Orange Labs de San Francisco en parlant de l’avenir des échanges de contenus au travers des réseaux sociaux. « L’essentiel de la consommation de l’information ou de services viendra de la recommandation implicite ou explicite que feront les différents réseaux. »

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