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La révolution médiatique

Du média support au média global

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Média globalJusqu’à l’émergence des médias numériques, il était de coutume de considérer le média et le support comme deux représentations analogues. Télévision et programme télé, magazine et article de presse, cinéma et film allaient de pair et étaient souvent qualifiés l’un comme l’autre de médias. À l’heure de la multiplication des supports et de la distillation d’un contenu unique dans plusieurs canaux de diffusion, le modèle tend à changer et la notion même de média suit cette évolution.

Support et flux de contenus

De plus en plus de groupes média mènent une réflexion visant à faire évoluer leur métier d’une logique de support vers celle de flux de contenus. La notion de support évoluant par là même vers celle de « terminal » de diffusion (terme directement issu de l’univers informatique). On comprend dès lors que l’audience n’est plus un concept en lien avec ce seul support et qu’il devient crucial, pour l’économie des médias, de savoir se réinventer pour continuer à conserver l’attention d’un auditoire de plus en plus volage et d’annonceurs de plus en plus exigeants sur les indicateurs de ROI. En témoignent les chiffres indiquant une érosion structurelle de plus en plus marquée des audiences des médias dits « traditionnels » et l’évaporation de plus en plus tangible des investissements publicitaires vers les médias numériques.

Les stratégies transmédia

Les médias audiovisuels, de par les moyens développés pour produire les émissions, sont les premiers à avoir mené une réflexion dans ce sens. Dès 2008, TF1 voulait s’imposer en tant que « média global », c’est-à-dire intégrant une stratégie de diffusion à la fois sur le poste de télévision, mais aussi sur le Web, le mobile ou aujourd’hui l’ardoise digitale. Parallèlement à cette stratégie multisupport, TF1 développe une stratégie visant à s’imposer dans tous les modes d’émission de ses programmes, qu’ils soient directs, en VOD, en télévision de rattrapage ou en streaming, avec la plateforme d’hébergement WAT, concurrent direct de YouTube ou Dailymotion. Dans le même temps, France Télévisions, poussé par la nécessité de trouver du financement ailleurs que dans la publicité, intègre dans sa réorganisation la création d’un pôle baptisé « Coordination Global Media » dépendant de la direction des programmes Internet.

Un dispositif global de diffusion des contenus

Cette évolution ne concerne pas le seul monde de l’audiovisuel. Ainsi, les grands groupes de presse suivent la tendance. Le Groupe Le Figaro s’est engagé résolument dans une stratégie globale de migration d’un certain nombre de ses titres sur l’ensemble des terminaux mobiles en lançant, entre autres, le magazine i-Mad, reprenant l’essentiel des contenus des Figaro Madame, pour en faire une sorte de cinquième numéro du mois enrichi de compléments richmédias et proposant une expérience enrichie pour les lectrices. Le Groupe Lagardère a quant à lui lancé le magazine Be, un magazine féminin monté de toutes pièces et pensé à son origine comme un véritable dispositif global, combinant formule imprimée, site Web communautaire, appli iPhone, webradio, programmes TV, site de e-commerce et espaces communautaires fédérant un lectorat de jeunes trentenaires. « Nous ne lançons pas un magazine mais une marque média globale », déclarait Didier Quillot, président du directoire de Lagardère Active, au moment du lancement de la formule.

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