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Révolution technologique : ce qu’il faut retenir…

L’évolution technologique liée aux systèmes de diffusion de l’information est un parfait exemple de ce que l’économiste autrichien Joseph Schumpeter désignait par le processus de « destruction créatrice ». Selon cette théorie, l’innovation technologique est la force essentielle du développement économique dans un système capitaliste. Elle implique toutefois nécessairement une destruction de valeur et une disparition d’anciens procédés rendus obsolètes par les nouveaux modèles qui engagent une source de croissance économique sur le long terme.

Et si la technologie venait à échapper à l’humain ?

Comment mieux expliquer ce à quoi nous assistons qu’à la lumière de cette théorie ? La période est donc à la transformation radicale du paysage de l’information vers quelque chose qu’il est encore difficile de qualifier mais qui remet en question un grand nombre de modèles que nous pensions intangibles. Alors que l’omniconnexion devient la norme, un grand nombre de questions se posent sur le paysage de notre avenir et le rôle de l’humain dans le développement des réseaux. À mi-chemin entre HAL 9000, l’ordinateur omniscient de 2001 Odyssée de l’Espace et Big Brother, le contrôle centralisé du roman 1984 de George Orwell, les grandes tendances de l’évolution technologique semblent nous conduire vers un modèle où l’accès au contenu se fera de manière permanente mais où l’individu sera de moins en moins apte à contrôler l’univers numérique qui l’entoure. Face à ces risques réels, on assiste à une transformation des modèles traditionnels, le contrôle ne pouvant plus être assuré par une quelconque autorité centralisée. Une nouvelle forme de pouvoir, parfois subversif, émane du sérail même de l’univers informatique qui les nourrit. Les hackers tels que les Anonymous rendus célèbres par leurs cyber-attaques, les chantres du logiciel libre tels que Richard Stallman et son projet de licence publique GNU sont autant de garde-fous qui veillent à « l’esprit du Web » et dénoncent les abus éventuels des grands groupes qui tentent parfois de mettre la main sur les libertés individuelles, source de profit.

La technologie n’est rien sans les contenus qu’elle diffuse

Quoi qu’il en soit, le coup est parti et les mutations technologiques du monde numérique seront bel et bien un des enjeux du développement durable pour le siècle qui commence. La révolution des contenus trouve donc intimement sa source dans celle de la technologie. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le montant colossal d’investissements réalisés dans les serveurs et la qualité des réseaux par des acteurs des contenus tels qu’Orange, Vivendi ou Google. Pour autant, ce serait un leurre que de penser que c’est cette technologie qui impose de nouveaux usages. La technologie reste avant tout au service des contenus et n’a de sens que si elle est sous-tendue par une demande du marché. Il faut donc considérer chaque innovation au regard de son intérêt pour les utilisateurs. C’est souvent cette raison qui manque aux industriels du secteur qui ont tôt fait de s’emporter pour une technologie parfois sans avenir, juste par peur de rater la poule aux œufs d’or.


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