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Révolution rédactionnelle : ce qu’il faut retenir…

L’arrivée des médias numériques et l’évolution des usages qui en découle ont donc eu un impact considérable sur la prise de parole et la manière dont l’information se construit et s’échange. Existe-t-il une matière plus vivante que l’écriture ? Des copistes aux écrivains des rues, des philosophes aux poètes romantiques, du roman historique à la narration cinématographique, l’écriture est toujours un élément intimement lié aux courants de pensées de l’époque qu’elle traverse, qu’elle influence parfois et dont elle est le témoin perpétuel. Notre époque ne fait pas exception à la règle.

Quand la plume se digitalise

Depuis une vingtaine d’années, l’écriture a fait sa révolution technologique. Au fur et à mesure que les ordinateurs ont colonisé les bancs des écoles et des universités, l’écriture manuelle a peu à peu disparu au profit d’une rédaction numérisée, reléguant papier et stylo-plume au rang de souvenirs. Cette digitalisation est le point de départ de la volatilisation des contenus et contribue à gonfler chaque jour un peu plus le volume de contenus disponible sur le Net. Google a ainsi estimé la taille d’Internet à 5 millions de Terabytes de données disponibles. Autant dire un volume astronomique qui n’est concevable qu’au travers d’une interface que constitue la machine. L’avenir de la rédaction sera donc plus que jamais technologique. Ce qui n’occulte pas pour autant une démarche créative. Bien au contraire.

L’écriture a-t-elle un avenir ?

Microsoft Research, en collaboration avec le Royal College of Arts de Londres, a mis à contribution durant l’été 2011 plusieurs artistes pour tenter d’explorer des pistes pour l’avenir de l’écriture. Il en est résulté plusieurs projets, plus ou moins fantaisistes, fusionnant habilement technologie et contenus et montrant comment cette synthèse suggère l’interaction permanente entre l’homme et la machine. Demain, l’intégralité de nos vies se verra donc consignée sur Internet. Nos contributions, nos interactions, nos loisirs : tout contribuera à constituer un corpus de contenus individuels, sous forme de données binaires, susceptibles de construire une mémoire globale et nourrir le Big-Data qui accompagnera notre existence numérique.

D’une culture de l’écrit à un culture audiovisuelle

Avant d’en arriver là, l’écriture devra déjà s’adapter aux nouvelles formes de narration. La généralisation de l’utilisation des images et des vidéos grâce aux équipements des smartphones, la disparition des interfaces de saisie par des outils toujours plus intuitifs et performants, les progrès techniques en matière de synthèse vocale permettent aujourd’hui d’étendre les moyens d’expression sur le Net. L’écriture et la lecture se marginalisent peu à peu au profit d’une culture de l’image et de l’oral, déjà initiée par l’émergence de la télévision dans les années 70. Après la disparition du papier comme support majeur à l’écriture, peut-être assistons-nous également à la disparition de l’écrit comme vecteur de l’information au profit d’un retour de nos sociétés vers une culture orale. À la réserve près que cette information sera systématiquement consignée dans notre mémoire numérique collective. Peut-être pour l’éternité…


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