Étiquette : droit à l’oubli

De la résilience des contenus à la maîtrise de sa e-notoriété

Dans cette mémoire globale et extensible qu’est Internet, le fait de poster des commentaires, des photos ou des vidéos peut avoir des répercussions notoires pour l’internaute. Ces informations laissent des traces numériques en ligne et peuvent potentiellement représenter un préjudice a posteriori dans la mesure où elles sont susceptibles de remonter à la surface du Net à la moindre requête sur un moteur de recherche. Cette résilience de l’information en ligne met en péril une liberté fondamentale de l’individu qui est celle liée au droit de changer d’avis.

Quand l’émetteur perd le contrôle de ses contenus

L’émergence des communautés, la construction de blogosphères, la démocratisation d’outils d’édition en ligne sont autant de contre-pouvoirs qui modifient aujourd’hui en profondeur la façon de s’adresser à son auditoire, qu’il soit client ou collaborateur de l’entreprise, contributeur actif ou lecteur passif. Aujourd’hui, l’image se construit non seulement par le biais des méthodes traditionnelles de communication descendante, comme la publicité ou les relations presse, mais elle est aussi, et surtout, une résultante du comportement des internautes sur les supports connectés. Pour imposer une image, il faut parvenir à ce que les internautes s’en saisissent sur le Web. C’est tout l’enjeu du Buzz Marketing. Mais pour la faire vivre, il faut accepter qu’elle soit reprise, déformée, augmentée, parodiée. En d’autres termes, pour se démarquer, un émetteur, quel qu’ il soit , doit prendre le risque de perdre le contrôle du message ou de l’image qu’il avait l’habitude de communiquer via les médias traditionnels.